Présentation
Jean Pierre Goudard, compositeur, musicien et pédagogue, a fait construire à Bali, l’hiver 1999, un magnifique Gamelan de type Gong Kebyar. En bronze, monté sur des cadres de bois peints et sculptés, il est arrivé en France le 6 avril 2000. Son port d’attache est l’île Cordon (Nusa Cordon), sur la commune de Bregnier Cordon dans l’Ain, d’où il rayonne dans toute la France. C’est là qu’est installé le siège de Kotekan, l’association qui gère les activités développées autour de ce Gamelan :
- Des résidences d’actions pédagogiques autour de la pratique musicale collective pour les publics les plus divers (scolaires, conservatoires, universités, comités d’entreprise…) ;
- La production de spectacles à partir des compositions de Jean Pierre Goudard pour ce Gamelan (« les Oiseaux » en 2002, « Les Diseurs » en 2004, « GONG » en 2006, « La Lune de Penjeng » pour le jeune public et « NUSA NUSA » en 2008).
Nusa Cordon, c’est à la fois le nom de ce Gamelan (tous les Gamelans portent un nom) et celui de la seule compagnie permanente française rassemblée autour d’un Gamelan balinais.
Elle rassemble plus de 20 musiciens venant de toute la Région Rhône-Alpes, et se produit en France et à l’étranger.
Kotekan est en résidence sur la Communauté de Communes Terre d’Eaux dans l’Ain où la compagnie est un partenaire culturel de référence qui souhaite s’investir dans le développement de ce territoire. L’association a trouvé auprès de la collectivité des moyens significatifs pour poursuivre son travail de création.
Création en effet car, dès le début, Jean Pierre Goudard a fait le choix d’inscrire le répertoire de ce Gamelan dans sa nouvelle aire géographique et les musiques d’aujourd’hui : si ses compositions spécifiques pour Nusa Cordon s’appuient sur les principes d’orchestration de la tradition balinaise, l’ajout de cuivres, de cordes et autres voix inscrivent la compagnie résolument dans son temps, pour un voyage musical surprenant, envoûtant et inclassable.

Le Gamelan en deux mots et trente mains
L’orchestre de Gamelan, de sa conception aux modes de jeu qu’il propose, présente un terrain d’expérimentation musicale collective riche d’enseignement. Le mot Gamelan désigne à l’origine des ensembles d’instruments à percussions frappés avec un marteau, notamment des gongs et des claviers à lame. Au contraire des instruments autonomes rassemblés dans les orchestres occidentaux, ceux qui composent le Gamelan ne sont pas conçus pour être utilisés isolément. En fait, c’est tout l’ensemble, le Gamelan lui-même, qui est une sorte d’instrument collectif. Les musiciens sont interchangeables et chacun trouve sa place, au gré de l’évolution de ses compétences et des nécessités des compositions. Par sa conception et sa pratique, le concept de Gamelan est un peu une forme idéalisée de l’ordre social communautaire qui règne à Bali.